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Impôts sur la plus-value immobilière en 2026 : tout ce que le vendeur doit savoir

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Lorsque vous vendez un bien immobilier à un prix supérieur à celui de votre achat initial, vous réalisez une plus-value immobilière qui peut être soumise à l’impôt. Avant de mettre en vente votre logement, il est essentiel de bien comprendre les règles fiscales applicables pour anticiper le montant dû et éviter les mauvaises surprises. Ce guide complet détaille pour le vendeur le calcul de la plus-value, les taux d’imposition en vigueur, les abattements selon la durée de détention, les cas d’exonération et toutes les démarches à suivre en 2026.

En résumé :

  • La plus-value immobilière est soumise à l’impôt sur le revenu au taux de 19 % et aux prélèvements sociaux de 17,2 %, soit un total de 36,2 %.
  • Des abattements progressifs s’appliquent selon la durée de détention du bien : exonération totale après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux.
  • La vente de la résidence principale bénéficie d’une exonération automatique et totale d’impôt sur la plus-value, sans condition de durée.
  • Le notaire se charge de calculer la plus-value, de remplir la déclaration n° 2048-IMM et de verser l’impôt directement au Trésor public pour le compte du vendeur.

Comment calculer la plus-value immobilière ?

Déterminer le prix de cession et le prix d’acquisition

La première étape du calcul consiste à identifier le prix de cession et le prix d’acquisition de votre bien. Le prix de cession correspond au prix de vente réel stipulé dans l’acte de vente, frais d’agence inclus. Si vous vendez votre appartement 300 000 € avec 15 000 € de frais d’agence, le prix de cession retenu sera bien de 300 000 €.

Le prix d’acquisition, quant à lui, représente le prix que vous avez payé pour acheter le bien. Il inclut également les frais d’agence que vous avez réglés lors de l’achat. Si vous avez acquis ce même bien pour 200 000 € avec 10 000 € de frais d’agence à votre charge, votre prix d’acquisition sera de 210 000 €. En cas d’acquisition par donation ou succession, le prix d’acquisition correspond à la valeur déclarée pour le calcul des droits de mutation à titre gratuit.

La plus-value brute est simplement la différence entre ces deux montants. Dans notre exemple, elle s’élève à 90 000 € (300 000 € – 210 000 €).

Appliquer les frais déductibles et le montant forfaitaire

Pour affiner le calcul, vous pouvez majorer le prix d’acquisition de certains frais déductibles. Deux options s’offrent à vous concernant les frais d’acquisition : soit vous déduisez les frais réels (droits de mutation, honoraires du notaire) que vous justifiez par des factures, soit vous appliquez un montant forfaitaire de 7,5 % du prix d’achat. Dans la plupart des cas, le forfait s’avère plus avantageux.

Si vous avez détenu le bien pendant plus de cinq ans, vous pouvez également déduire les travaux d’amélioration, de construction ou d’agrandissement. Là encore, vous avez le choix entre justifier les dépenses réelles avec factures à l’appui, ou opter pour un forfait de 15 % du prix d’achat (uniquement après cinq ans de détention minimum). Ces déductions viennent augmenter le prix d’acquisition, ce qui réduit mécaniquement la plus-value brute imposable.

Une fois ces frais déduits, vous obtenez la plus-value nette, sur laquelle s’appliquent ensuite les abattements pour durée de détention. Pour un calcul de la plus-value immobilière en 2026 précis et adapté à votre situation, le notaire vérifie systématiquement l’ensemble de ces éléments.

Exemple concret de calcul d’une plus-value

Prenons un cas pratique pour illustrer le mécanisme complet. Vous avez acheté un appartement en 2010 pour 200 000 €. En 2026, vous le revendez 300 000 €.

Première étape : calculer la plus-value brute. Vous appliquez le forfait de 7,5 % sur le prix d’achat, soit 15 000 €. Vous avez détenu le bien pendant plus de cinq ans, vous ajoutez donc le forfait travaux de 15 %, soit 30 000 €. Votre prix d’acquisition corrigé s’élève à 245 000 € (200 000 € + 15 000 € + 30 000 €). La plus-value brute est donc de 55 000 € (300 000 € – 245 000 €).

Deuxième étape : appliquer les abattements pour durée de détention. Avec 16 ans de détention (2010-2026), vous bénéficiez d’un abattement de 66 % pour l’impôt sur le revenu (6 % × 11 ans, de la 6ᵉ à la 16ᵉ année). Pour les prélèvements sociaux, l’abattement est de 18,15 % (1,65 % × 11 ans). Après abattements, la plus-value nette imposable à l’impôt sur le revenu s’élève à environ 18 700 €, et celle soumise aux prélèvements sociaux à environ 45 000 €. Le notaire effectue ce calcul lors de la signature de l’acte et prélève directement l’impôt sur le prix de vente.

Quel taux et quelles taxes s’appliquent sur la plus-value ?

Lorsqu’une plus-value immobilière est imposable, elle est soumise à un double prélèvement fiscal dont les règles sont clairement définies. Comprendre la répartition entre impôt sur le revenu et prélèvements sociaux vous permet d’anticiper le montant réel que vous percevrez lors de la vente de votre bien.

Le taux de l’impôt sur le revenu à 19 %

La plus-value nette imposable est soumise à l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 %. Ce taux s’applique de manière uniforme, quelle que soit votre tranche marginale d’imposition habituelle. Autrement dit, même si vous êtes imposé à 30 % ou 41 % sur vos revenus courants, votre plus-value immobilière sera taxée à 19 % uniquement. Cette règle simplifie grandement le calcul et garantit une imposition équitable pour tous les vendeurs. Le notaire prélève directement ce montant lors de la signature de l’acte de vente et le reverse au Trésor public.

Les prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %

En complément de l’impôt sur le revenu, la plus-value immobilière supporte également les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %. Ces prélèvements se décomposent en plusieurs contributions : la CSG (contribution sociale généralisée) à 9,9 %, la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) à 0,5 %, le prélèvement social à 4,5 %, la contribution de solidarité à 0,3 % et le prélèvement de solidarité à 2 %.

Un point important à noter : l’assiette pour l’impôt diffère légèrement entre l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux en ce qui concerne les abattements pour durée de détention. En effet, l’exonération totale intervient après 22 ans pour l’IR, mais seulement après 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Le pourcentage total d’imposition sur la plus-value nette

En additionnant les deux composantes, le taux global d’imposition atteint 36,2 % de la plus-value nette imposable. Ce pourcentage peut sembler élevé, mais il diminue progressivement grâce aux abattements pour durée de détention. Plus vous conservez votre bien longtemps, plus l’assiette imposable se réduit.

Après 6 ans de détention, les abattements commencent à s’appliquer et augmentent chaque année jusqu’à l’exonération complète. Pour l’impôt sur le revenu, vous êtes totalement exonéré au bout de 22 ans, tandis que pour les prélèvements sociaux, il faut attendre 30 ans. Cette mécanique fiscale encourage la détention longue durée et récompense les propriétaires patients.

Tableau des abattements pour durée de détention

La fiscalité de la plus-value immobilière repose sur un mécanisme d’abattement progressif qui récompense les propriétaires qui conservent leur bien sur le long terme. Ce dispositif permet de réduire progressivement, puis d’annuler totalement l’imposition selon la durée de détention du bien en France.

Pendant les cinq premières années de détention, aucun abattement ne s’applique. La plus-value est imposée au taux plein de 36,2 %. À partir de la sixième année, les abattements commencent à s’appliquer, mais selon des rythmes différents pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.

Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année de détention, soit un total de 96 % sur ces seize années. La vingt-deuxième année apporte un abattement complémentaire de 4 %, ce qui porte l’exonération à 100 %. Au-delà de 22 ans de détention, vous êtes donc totalement exonéré d’impôt sur le revenu sur votre plus-value immobilière.

Pour les prélèvements sociaux, l’abattement s’élève à 1,65 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année. La vingt-deuxième année apporte 1,60 % supplémentaire. Puis, de la vingt-troisième à la trentième année, l’abattement grimpe à 9 % par an, ajoutant 72 % d’exonération. L’exonération totale des prélèvements sociaux est ainsi atteinte après 30 ans de détention.

Voici le tableau récapitulatif des abattements et taux effectifs d’imposition selon la durée de détention :

Durée de détention Abattement IR Abattement prélèvements sociaux Taux effectif IR Taux effectif prélèvements sociaux Taux global effectif
Moins de 6 ans 0 % 0 % 19 % 17,2 % 36,2 %
10 ans 30 % 8,25 % 13,3 % 15,78 % 29,08 %
15 ans 60 % 16,5 % 7,6 % 14,36 % 21,96 %
21 ans 96 % 26,4 % 0,76 % 12,66 % 13,42 %
22 ans 100 % 28 % 0 % 12,38 % 12,38 %
25 ans 100 % 55 % 0 % 7,74 % 7,74 %
30 ans et plus 100 % 100 % 0 % 0 % 0 %

Ce tableau montre clairement l’intérêt de conserver un bien immobilier sur le long terme pour optimiser la fiscalité lors de la revente. Les valeurs immobilières étant généralement en hausse en France, cette durée de détention constitue un levier fiscal majeur pour réduire l’imposition de votre plus-value.

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Exonération de la plus-value : résidence principale et résidence secondaire

L’exonération totale pour la vente d’une résidence principale

La vente de votre résidence principale bénéficie d’une exonération automatique et totale de la plus-value immobilière. Cette exonération couvre à la fois l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, soit 36,2 % d’économie potentielle sur le gain réalisé. Pour en profiter, le bien doit constituer votre logement habituel et effectif au jour de la cession. L’administration fiscale considère qu’il s’agit de votre résidence principale si vous y résidez la majeure partie de l’année.

Cette exonération s’applique également aux dépendances immédiates et nécessaires vendues en même temps que le logement : garage, cave, chambre de bonne ou hangar. Un garage situé à moins d’un kilomètre de votre habitation, même non attenant, est considéré comme une dépendance immédiate.

Si vous avez déjà quitté le logement au moment de la vente, vous pouvez tout de même bénéficier de l’exonération à condition de l’avoir occupé jusqu’à sa mise en vente et que la vente intervienne dans un délai raisonnable, généralement un an maximum. Pour un couple marié ou des époux, l’exonération s’applique dès lors que le bien constitue la résidence principale du foyer fiscal.

La vente d’une maison ou résidence secondaire après 22 ans

Pour une résidence secondaire, l’exonération n’est pas automatique mais progressive selon la durée de détention du bien. Après 22 ans de détention, vous êtes totalement exonéré d’impôt sur le revenu sur la plus-value réalisée. En revanche, les prélèvements sociaux continuent de s’appliquer jusqu’à 30 ans de détention, date à laquelle l’exonération devient totale. Cette règle vaut pour toute maison ou appartement qui n’est pas votre résidence principale.

Il existe une possibilité d’exonération anticipée lors du remploi du prix de vente dans l’achat d’une résidence principale. Cette exonération s’applique sous plusieurs conditions strictes : il doit s’agir de votre première cession depuis 2012, vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des quatre années précédant la vente, et vous devez réemployer tout ou partie du prix de vente dans l’acquisition ou la construction de votre résidence principale dans un délai de 24 mois. Si le remploi est partiel, l’exonération sera proportionnelle à la fraction du prix de cession effectivement remployée.

Les autres cas d’exonération des plus-values immobilières

Au-delà de la résidence principale et de la durée de détention, plusieurs situations donnent droit à une exonération de la plus-value imposable. La vente d’un bien dont le prix ne dépasse pas 15 000 € est totalement exonérée. Les retraités ou personnes invalides résidant dans un établissement médico-social peuvent bénéficier d’une exonération sous conditions de revenus : pour une cession en 2026, le revenu ne doit pas dépasser 30 024 € pour la première part de quotient familial, majoré de 7 015 € pour la première demi-part supplémentaire et de 5 522 € pour les demi-parts suivantes.

Les non-résidents fiscaux français peuvent également bénéficier d’exonérations spécifiques dans certains cas. L’exonération s’applique aussi en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique, à condition de réemployer au moins 90 % de l’indemnité dans les 12 mois. D’autres cas d’exonération concernent la cession à un organisme en charge du logement social, la vente d’un droit de surélévation jusqu’au 31 décembre 2026, ou encore la cession de bâtiments d’habitation collectifs sous certaines conditions. Ces règles visent à encourager la mobilité immobilière et à soutenir l’offre de logements en France.

Fiscalité de la plus-value : surtaxe, SCI et cas particuliers

La surtaxe applicable aux plus-values immobilières élevées

Lorsque la plus-value nette imposable dépasse 50 000 €, une surtaxe progressive s’ajoute à l’imposition classique. Ce prélèvement exceptionnel, en vigueur depuis 2013, vise les transactions immobilières générant des gains importants. La surtaxe s’applique sur le montant total de la plus-value imposable après application des abattements pour durée de détention, et non sur la plus-value brute. Le barème s’échelonne de 2 % à 6 % selon des tranches progressives.

Voici le barème de la surtaxe pour 2026 :

Montant de la plus-value nette imposable Taux de surtaxe applicable
De 50 001 € à 60 000 € 2 %
De 60 001 € à 100 000 € 3 %
De 100 001 € à 110 000 € 4 %
De 110 001 € à 150 000 € 5 %
Au-delà de 150 000 € 6 %

Cette taxation additionnelle peut représenter un montant significatif lors de la vente d’un bien dans une zone où les prix ont fortement progressé. Elle vient s’ajouter aux 36,2 % d’imposition de base et peut donc porter le taux effectif jusqu’à 42,2 % sur les plus-values les plus élevées.

Le calcul de la plus-value immobilière en SCI

Le régime fiscal de la plus-value varie selon que la SCI est soumise à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Dans une SCI transparente (imposée à l’IR), la plus-value est calculée au niveau de la société mais imposée directement entre les mains de chaque associé au prorata de sa participation. Les associés bénéficient alors du régime des particuliers avec les abattements pour durée de détention.

En revanche, dans une SCI soumise à l’impôt sur les sociétés, la plus-value est traitée comme un bénéfice ordinaire de la personne morale et taxée au taux normal de l’IS (25 % en 2026). Aucun abattement pour durée de détention ne s’applique dans ce cas. De plus, les amortissements pratiqués sur le bien doivent être réintégrés dans le calcul des droits, ce qui augmente la base imposable. Si la SCI distribue ensuite le produit de la vente sous forme de dividendes, les associés subissent une seconde imposition sur ces sommes.

La différence entre plus-value mobilière et immobilière

La plus-value mobilière, réalisée lors de la vente d’actions, d’obligations ou de parts sociales, est soumise au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % depuis 2018, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. En 2026, les prélèvements sociaux sur les valeurs mobilières ont été portés à 18,6 %, ce qui porte le PFU global à 31,4 %.

La plus-value immobilière, quant à elle, reste imposée au taux de 19 % pour l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un total de 36,2 %. Contrairement à la plus-value mobilière, elle bénéficie d’abattements progressifs pour durée de détention pouvant aller jusqu’à l’exonération totale.

Les parts de SCPI constituent un cas particulier : bien qu’il s’agisse de valeurs mobilières, leur cession est soumise au régime des plus-values immobilières avec les abattements pour durée de détention.

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Déclaration, simulateur et rôle du notaire dans l’imposition de la plus-value

Les démarches de déclaration auprès de l’administration fiscale

Lors de la vente d’un bien immobilier, le notaire remplit le formulaire n° 2048-IMM, document officiel qui calcule la plus-value imposable. Cette déclaration est automatiquement transmise au service de la publicité foncière lors de l’enregistrement de l’acte. Vous devez ensuite reporter le montant de la plus-value sur votre déclaration de revenus annuelle, en case 3VZ du formulaire 2042-C.

Cette mention permet d’intégrer la plus-value dans votre revenu fiscal de référence, sans pour autant entraîner de double imposition puisque l’impôt a déjà été payé. En cas de moins-value, indiquez simplement « 0 » dans cette case. Notez que les frais de diagnostic obligatoire font partie des frais déductibles pris en compte dans le calcul.

Utiliser un simulateur ou une calculette pour estimer le montant dû

Pour anticiper le montant de l’impôt avant la vente, il est recommandé d’utiliser un simulateur en ligne gratuit. Le site des notaires de France propose un outil de calcul des plus-values immobilières particulièrement fiable, tout comme celui de l’ANIL. Ces simulateurs vous permettent d’obtenir une estimation rapide en renseignant quelques informations essentielles : le prix d’achat initial du bien, le prix de vente prévu, la date d’acquisition, ainsi que les frais déductibles (frais d’acquisition, travaux réalisés). Cette démarche vous aide à mieux préparer votre projet de vente et à évaluer le montant net que vous percevrez réellement après impôts.

Le rôle du notaire dans le paiement de l’impôt

Le paiement de l’impôt sur la plus-value immobilière intervient au moment de la signature de l’acte de vente chez le notaire. Le notaire joue un rôle central dans le processus d’imposition de la plus-value immobilière. Il calcule avec précision le montant de la plus-value imposable en vérifiant toutes les possibilités de déduction et d’abattement. Au moment de la signature de l’acte de vente, il prélève directement l’impôt sur le prix de vente et verse ensuite cette somme au Trésor public lors de l’enregistrement de l’acte auprès du service de la publicité foncière.

Cette mission fait partie intégrante des frais de notaire que vous réglez lors de la transaction. Le notaire assure ainsi la conformité fiscale de votre vente et vous évite toute démarche administrative complexe auprès de l’administration fiscale. Dans le cas d’immeubles vendus dans un délai précis pour certaines opérations, il vérifie également les conditions d’exonération applicables.

Conclusion : bien anticiper l’imposition de sa plus-value immobilière en 2026

Maîtriser les règles fiscales de la plus-value immobilière avant de vendre votre bien vous permet d’éviter les mauvaises surprises et d’optimiser votre fiscalité. La durée de détention reste le levier le plus efficace pour réduire l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux : plus vous conservez votre bien longtemps, plus les abattements diminuent la charge fiscale.

Pour préparer sereinement votre projet de vente, réalisez dès maintenant une estimation immobilière gratuite en ligne sur ToutvaBiens. Vous pourrez ainsi déterminer la valeur de marché de votre bien et anticiper le montant de la plus-value imposable. Consultez également les prix de l’immobilier dans votre commune pour situer votre bien par rapport aux transactions récentes du secteur.

Avec ces informations en main, vous pourrez vendre en toute connaissance de cause et maximiser le produit net de votre cession.

Foire aux questions

La loi de finances 2025, promulguée le 14 février 2025, a introduit une réforme majeure pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) en réintégrant les amortissements dans le calcul de la plus-value immobilière. Cette mesure aligne le régime LMNP sur celui des loueurs professionnels. En revanche, l’exonération totale de la plus-value pour la vente de la résidence principale reste inchangée et continue de s’appliquer sans condition de durée de détention.

Pour bénéficier d’une exonération totale, vous devez détenir votre bien pendant 22 ans au titre de l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux. Les abattements progressifs s’appliquent dès la sixième année de détention. Après 22 ans, vous ne payez plus d’impôt sur le revenu sur la plus-value, mais les prélèvements sociaux restent dus jusqu’à la trentième année.

Oui, même si le notaire a déjà calculé et payé l’impôt au moment de la signature de l’acte, vous devez reporter le montant net de la plus-value imposable dans la case 3VZ de votre déclaration de revenus complémentaire 2042-C. Cette information permet à l’administration fiscale de calculer votre revenu fiscal de référence. La case est généralement préremplie, mais vérifiez que le montant indiqué est correct.

Le montant net imposable correspond à la plus-value brute, c’est-à-dire la différence entre le prix de vente et le prix d’achat corrigé, après déduction des frais d’acquisition et des travaux éventuels. À cette plus-value brute s’appliquent ensuite les abattements pour durée de détention, qui varient selon qu’il s’agisse de l’impôt sur le revenu ou des prélèvements sociaux. C’est ce montant final qui constitue la base taxable.

Le paiement de l’impôt sur la plus-value immobilière intervient au moment de la signature de l’acte de vente chez le notaire. Ce dernier calcule automatiquement le montant dû, le prélève directement sur le prix de vente et le verse au Trésor public lors de l’enregistrement de l’acte. Vous n’avez donc aucune démarche de paiement à effectuer vous-même, le notaire s’occupe de tout.

Le barème des abattements pour durée de détention est progressif. Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année, puis de 4 % la vingt-deuxième année, soit une exonération totale après 22 ans. Pour les prélèvements sociaux, l’abattement est de 1,65 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année, 1,60 % la vingt-deuxième année, puis 9 % par an de la vingt-troisième à la trentième année.

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